Sélection Impact Lab 2027
Le programme du FIFDH destiné aux professionnel·les revient pour une 9e édition ! Les Impact Days proposent des événements publics, en ligne et en présentiel à Genève, ainsi qu’un programme annuel de formation – Impact Lab – pour les projets de films en cours de réalisation.
ANNONCE DES 12 PROJETS SÉLECTIONNÉS POUR 2027
Les Impact Days du FIFDH proposent un programme de formation annuel international : l’Impact Lab. Chaque année, nous sélectionnons 12 projets documentaires percutants venus du monde entier et accompagnons les équipes de films retenus, en ligne, pendant plusieurs mois. Du 7 au 9 mars, les équipes sélectionnées présentent leurs campagnes à Genève et participent à des rencontres organisées avec des professionnels internationaux de l’impact et des organisations de défense des droits humains.
Découvrez-en plus sur notre comité de sélection ici.
D’un réseau de religieuses italiennes luttant contre la traite des êtres humains et l’esclavage sexuel à des agriculteurs indiens préservant un savoir essentiel face à la montée des eaux pour les générations futures ; d’une journaliste colombienne dénonçant des persécutions judiciaires à une personne intersexe nigériane combattant les préjugés du quotidien ; de la mise en lumière de la progression inquiétante de la technologie de reconnaissance faciale à travers le monde à une enfant kurde reconstruisant son enfance après une amputation due à la guerre, et bien plus encore, notre sélection fait le tour du monde pour témoigner et agir sur des enjeux urgents.
Vous trouverez plus de détails ci-dessous et dans notre catalogue en ligne, conçu pour les ONG, les organisations internationales et les bailleurs de fonds.
LES 12 PROJETS SÉLECTIONNÉS
#ClickRevolution
d’Anja Strelec (Croatie)
Lorsque Nina, une jeune influenceuse croate, prend la tête d’une liste indépendante de la Génération Z pour les élections du Parlement européen de 2024, elle devient le visage de sa génération. Transformer les « j’aime » en votes lui apporte une nouvelle visibilité… mais aussi des conséquences inattendues.
Before the Feast
de Rajani Mani (Inde)
Dans les marais salants de Kochi, face à la mer, Vincent, un agriculteur d’un certain âge, préserve une variété rare de riz halophile pour de futures générations, alors que la montée du niveau de la mer menace ses semences et son héritage. Sa famille est contrainte de choisir entre l’abandon de la tradition et la préservation d’un savoir indispensable dans un monde en proie au réchauffement climatique.
Camels of the Sea
de Vikram Singh (Inde),
Pour les Fakirani Jats, éleveurs du rare chameau Kharai capable de nager, des coutumes nomades se heurtent au capitalisme extractif dans ce portrait d’un village situé en première ligne de la marche, souvent brutale, de l’Inde vers son statut de puissance économique.
ExCoded
de Javier Lovera (Canada)
Alors que la technologie de reconnaissance faciale s’immisce progressivement dans les services de police, l’immigration et même les établissements scolaires, les personnes victimes de l’IA — également appelées les « excodés » — s’attaquent à un système qui redéfinit rapidement les règles de la vie publique.
Justice in the Land of Fog
de Laura Dauden (Brésil)
En Colombie, une journaliste enquêtant sur la persécution judiciaire dont sont victimes des militant·es, et une mère qui en fait elle-même l’expérience, se croisent, soulevant une question à laquelle aucune des deux ne peut répondre seule : qu’advient-il de la démocratie lorsque la justice se retourne contre la dissidence ?
Sara
de Harde Samir (Iraq)
Après avoir perdu sa jambe droite lors d’un bombardement turc dans le nord de la Syrie, une jeune fille kurde réfugiée en Irak réapprend à marcher, s’exprime à travers l’art et espère un avenir plus sûr tandis que sa famille demande l’asile en Europe.
Sisters Act
de Dea Gjinovci (Suisse) et Antoine Goldet (France)
Sisters Act raconte l’histoire d’un groupe de religieuses intrépides, qui ont mis en place un réseau international pour lutter contre l’esclavage sexuel et faire contrepoids aux vastes réseaux de traite des êtres humains, qui exploitent les femmes entre l’Afrique et l’Europe.
Smoking Shores
de David Roland. Warwick (Royaume-Uni)
À l’ombre de la plus grande aciérie du Royaume-Uni, une communauté de surfeurs offre un regard intime sur la vie de la classe ouvrière, la résilience communautaire et la quête d’appartenance dans un monde en mutation.
Still Here
de Linda Kallistová Jablonská (République Tchèque)
L’histoire d’une famille où l’amour, l’humour et le sentiment d’appartenance sont les valeurs les plus précieuses, qui aident Zorka, une patiente en oncologie et en soins palliatifs, ainsi que ses deux filles, Veronika et Bára, à ne jamais baisser les bras.
The Displaced
de María José Calderón (Chili) et Samuel Pigott (États-Unis)
Une Chilienne, déplacée par Pinochet à l’âge de quatre ans, se bat aujourd’hui pour récupérer ses terres, sur lesquelles a été aménagée une « réserve écologique » appartenant à un milliardaire, et pour obliger l’État, qui a effacé l’histoire de sa communauté, à enfin s’en souvenir.
The Others
d’Ofelia de Pablo et Javier García Zurita (Espagne)
À Almería, au cœur de la « serre de l’Europe », les produits alimentaires sont certifiés biologiques et durables, tandis que les travailleurs migrants qui les produisent restent invisibles et sont exploités. Comment la production alimentaire peut-elle être durable si ceux qui la réalisent vivent dans de telles conditions ?
The Road to Bama
de Kachi Benson (Nigeria)
L’histoire d’une jeune personne intersexe du nord-est du Nigeria, enlevée par Boko Haram, mariée de force à l’un de leurs commandants et ayant survécu à cinq années de captivité avant d’être secourue, mais qui a continué à faire face aux préjugés après avoir retrouvé sa liberté.