Wittenoom : terre empoisonnée, crime ignoré
En Australie, la mine d’amiante de Wittenoom a été exploitée sans considération pour les communautés aborigènes, détentrices traditionnelles des terres. Désormais fermée, la mine a laissé place à une gigantesque zone interdite polluée : le Tchernobyl australien. Les communautés en subissent encore les conséquences et tentent d’obtenir réparation. Elles exigent la décontamination du site et mènent ce combat jusqu’à Genève. Au-delà de ce cas, comment faire respecter les droits des peuples autochtones face à l’exploitation de leurs terres ? Comment répartir les responsabilités entre États et entreprises pour assurer le droit à un environnement sain ?
Géraldine Viret
Porte-parole en Suisse romande, Public Eye
Johnnell Parker
Vice-présidente, Banjima Native Title Aboriginal Corporation
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Yaara Bou Melhem
Réalisatrice de Yurlu | Country
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Astrid Puentes Riaño
Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits de l’homme et l’environnement
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Alexis Deswaef
Avocat spécialiste des droits humains, Président de la FIDH
La discussion est interprétée en français
Yurlu | Country
Dans la région de Pilbara en Australie-Occidentale, Maitland Parker consacre sa vie à protéger Yurlu, sa terre ancestrale, intoxiquée par des mines d’amiante. Atteint d’un cancer en phase terminale, il se bat contre l’inaction des autorités et l’avidité des entreprises pour permettre à son peuple de renouer avec ses terres. Le film dévoile une catastrophe environnementale comparable à Tchernobyl, longtemps invisibilisée, et racontée pour la première fois du point de vue des Banyjima.