Quand le climat force l’exil
Au-delà des frontières, c’est le concept de solidarité, de justice et de responsabilité collective qui est mis à l’épreuve. Devant ce bouleversement global, il devient urgent de reconnaître que la crise écologique est aussi une crise humaine et politique. Les changements climatiques entraînent des mouvements de population nationaux, transfrontaliers ou internationaux. Les États doivent donc agir au niveau national, mais aussi renforcer leur coopération internationale. Comment mettre concrètement ces réponses en œuvre ? Comment faire preuve de solidarité pour garantir des conditions de vie dignes à toutes et tous ? Et quels défis ces déplacements posent-ils à la gouvernance mondiale ?
Alfonso Gomez
Conseiller administratif de la Ville de Genève, chargé du département des finances, de l'environnement et du logement
Adelin Coigny
Fondateur du fonds Smile Wave
Shakila Islam
Activiste pour la justice climatique
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Carolina Fuentes Castellanos
Directrice, Santiago Network Secretariat
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René Holenstein
Ancien ambassadeur de Suisse au Bangladesh, Membre du Comité d’Helvetas
Rania Sharshr
Directrice de la Division de l'action climatique (CAD), IOM
Dina Ionesco
Experte Senior en Protection Internationale et en Climat au HCR
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La discussion est interprétée en français
Black Water
Dans le sud du Bangladesh, Lokhi et sa famille fuient un climat extrême pour rejoindre Dhaka, la ville à la croissance la plus rapide au monde. Ce qui se joue aujourd’hui au Bangladesh préfigure l’avenir du monde : d’ici 2050, le pays comptera environ 220 millions d’habitant·es et une grande partie du territoire sera définitivement submergée, forçant des millions de personnes à l’exil. Le récit prend la forme d’un thriller, de l’intimité d’une famille à l’effondrement apocalyptique des villes.