Climat, la non-violence à l’épreuve de l’urgence

Climat, la non-violence à l’épreuve de l’urgence Qui définit qu’une action est violente ou non, et dans quels intérêts ? La colère, la désobéissance et la confrontation sont souvent disqualifiées au nom de la non-violence. Le débat public tend alors à réduire la violence à ses formes les plus visibles, en assimilant dégradations matérielles et violences faites aux personnes. Ce cadrage permettrait-il d’occulter d’autres violences, plus diffuses, liées à la destruction des conditions de vie, à l’exploitation des territoires et aux inégalités face aux catastrophes climatiques ? Quelles réponses politiques imaginer dans un ordre social traversé par des formes multiples de violence, à la hauteur de l’urgence climatique ?