Argentine : 50 ans après la dictature 1976, coup d’État en Argentine et début d’une dictature militaire responsable de 30’000 disparu·es, de milliers de mort·es et de torturé·es, mais aussi de centaines de bébés volés. Face à ces exactions, les Abuelas de la Place de Mai luttent pour retrouver leurs enfants et petits-enfants depuis 1977. Elles ont joué un rôle déterminant dans l’inclusion du « droit à l’identité » dans la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant (CDE) ainsi que dans la consécration d’un « droit à la vérité », au cœur de la lutte contre l’impunité. En presque 50 ans, 140 enfants volés ont retrouvé leur famille. Dans ce contexte de violations massives des droits humains, comment responsabiliser les gouvernements suivants ? De quels leviers les citoyen·nes disposent-ils et elles pour apprendre la vérité ? Et surtout, que devient la question de la mémoire dans la société argentine actuelle, gouvernée par un populiste d’extrême-droite, admirateur de la dictature ?