Le FIFDH dévoile l’affiche de sa 24ᵉ édition
Du 6 au 15 mars 2026, le FIFDH interroge notre rapport au réel à l’heure de la montée du fascisme et des bouleversements géopolitiques, environnementaux, sociaux et technologiques. Cette réflexion se cristallise dans les affiches de l’édition, un diptyque issu de la série The Anthropocene Illusion du photographe et cinéaste britannique Zed Nelson.
Graphisme : © Studio BAD
Laura Longobardi et Laila Alonso Huarte, co-directrices éditoriales FIFDH
Sous l’œil du photographe Zed Nelson
Issue de six années de travail sur quatre continents, la série photographique The Anthropocene Illusion de Zed Nelson propose une critique à la fois politique et sensible de notre lien au vivant. À travers une approche documentaire, elle dévoile un monde filtré par des écrans, transformant le réel en images aseptisées et mises en scène.
En lien avec la programmation du Festival, les affiches interrogent les contradictions de nos sociétés contemporaines : déconnexion au monde, rapport à la nature, isolement face aux autres. Ces images soulignent la tendance à substituer l’expérience de la réalité par une version artificielle, une illusion, un spectacle qui nous éloigne de nos responsabilités face aux crises majeures de notre époque.
Zed Nelson fera partie du jury international 2026 aux côtés de l’autrice et dramaturge étasunienne Sarah Schulman, du cinéaste congolais Dieudo Hamadi, de la réalisatrice britannique Sandhya Suri, de la programmatrice suisse Jenny Billeter, ainsi que de l’autrice palestinienne Adania Shibli.
Fiction et documentaire interrogent le réel
© A Fox Under a Pink Moon de Mehrdad Oskouei & Soraya Akhlaghi
© Don’t Let the Sun de Jacqueline Zünd
Fidèle à son engagement, le FIFDH mêle documentaire et fiction dans un programme qui questionne les bouleversements du monde contemporain à travers des récits forts et incarnés.
Le Festival s’ouvrira avec A Fox Under a Pink Moon de Mehrdad Oskouei et Soraya Akhlaghi, le portrait d’une jeune artiste afghane en fuite pour rejoindre l’Europe.
La clôture présentera la fiction surréaliste Don’t Let the Sun de la cinéaste suisse Jacqueline Zünd (sortie en salle le 18.03.26). Dans un monde dystopique en surchauffe où l’humanité vit la nuit, le film explore la solitude et le besoin vital de relations humaines.
Pensée comme un espace de réflexion, de dialogue et d’engagement, cette 24e édition du FIFDH réaffirme le rôle du cinéma comme lieu de conscience collective et de transformation, essentiel dans un monde où les droits humains sont toujours plus menacés. Restez connecté·es, le programme complet sera dévoilé le 12 février !