FIFDH visits Geneva's prisons

For the past five years, the FIFDH has been actively involved with vulnerable or marginal populations in the Geneva region, with workshops and screenings specially designed for these audiences.

A competitive film section, an introduction to cinema and four special juries: the FIFDH programs an official selection of documentaries especially chosen for incarcerated people and adolescents of the HUG's hôpital de jour.

From February 15th to March 15th, the inmates serving sentences at La Brenaz, incarcerated women from Champ-Dollon, minors from La Clairière and patients at the Hôpital de Jour screen films in the presence of their protagonists and crew.

Special juries and awards

Four prizes for the best documentary are awarded at the end of the Festival by special jurys, composed of people deprived of freedom and people from the the inmates serving sentences at La Brenaz, incarcerated women from Champ-Dollon, minors from La Clairière and patients at the Hôpital de Jour. The FIFDH offers a unique opportunity for documentaries and human rights. 

Following the program, they will award a prize to their favourite film, which will appear in the FIFDH’s official prize list.

People who have been judged become judges: we flip the gaze, open up a space of discussion, and everyone can regain confidence in one’s own critical faculties. Cinema has the power to unite as well as break walls.

See you at the FIFDH closing ceremony to discover the winning films.

Retour sur l'édition 2019 du Programme en milieu Carcéral et Hospitalier

 
Mots des Réalisateurs

 

Rudy Valdez - The Sentence

Jury Brenaz – Champ-Dollon

" J'ai fait ce film pour toi. J'ai fait ce film pour vos familles. L’incarcération peut souvent donner l’impression que c’est la fin de la route ou que cela vous définira pour le reste de votre vie.

Cela ne devrait pas. En Amérique, ce film a été réalisé en réponse directe au problème énorme que nous avons avec l'incarcération. Il y a toute une population de notre société qui est enfermée à un rythme alarmant. Cela cause beaucoup de souffrance et endommage nos communautés. Tant de gens pensent que les détenus sont un nombre - un nombre derrière une peine pour un crime qui est souvent plus complexe que ce qui est écrit en noir et blanc. Je voulais mettre un visage humain sur ce nombre. Pour les incarcérés et pour les personnes qu'ils laissent derrière eux. Vous n'êtes pas oublié et cette peine ne vous définit pas.

Merci infiniment pour avoir projeté le film ! "

 

Camille Budin – Grand et Petit

Jury Brenaz – Champ-Dollon

" Pour les femmes et les hommes qui sont venus à la projection de Grand et Petit,

Cette journée passée avec vous en prison m'a beaucoup émue.

J’ai fait ce film parce que lorsque l’on réalise à quel point l’univers est grand et qu’il y a une grande partie de ce monde que l’on ne peut pas atteindre ni même comprendre,

on réalise alors que La Terre est un endroit vraiment vraiment spécial pour nous : c’est là où nous pouvons vivre et que nous y avons notre place.

Nous faisons partie de ce grand tout. Et ça, selon moi, c’est important de le savoir : chacun a sa place ici sur cette Terre.

Chacun est important.

Merci d’être venus. Vous êtes importants.

 

Juan Lozano – Témoin Indésirable

Jury Brenaz – Champ-Dollon

" Lorsque Claudia m’a invité à l’accompagner à la prison de Genève pour présenter mon film, je n’ai pas hésité une seconde. Si je fais le métier que je fais c’est parce que j’aime aller à la rencontre des gens ; vivre en quelque sorte par procuration la vie des autres et essayer de mieux comprendre qui nous sommes et pourquoi nous sommes dans ce monde. Les films, une fois finis, ont une vie propre, chaque spectateur l’apprivoise à sa manière et prend, ou pas, ce qui lui convient, ce qui l’intéresse, ce qui le touche. Et à chaque projection le film se réinvente à nouveau sous les regards frais de ceux qui le découvrent. Je tenais à vous remercier du fond de cœur pour votre accueil, pour votre temps, pour votre générosité et votre énergie à l’ égard de ce morceau de l’histoire de mon pays que nous avons partagé ensemble. Vous, femmes et hommes privé.es de liberté, m’ont permis de revivre à nouveau, le temps du film, l’histoire de millions de femmes et d’hommes de mon pays, privé.es des droits fondamentaux comme la vie, la parole, une vie digne… alors, merci infiniment pour avoir accepté d’être les témoins de ces femmes et de ces hommes privé.es de voix, et pour lesquels le héros de mon film a donné corps à un combat juste et nécessaire pour une vie meilleure. "

 

Mots et dessins des Jurys du Programme en milieu Carcérale et Hospitalier