Médiation culturelle

Projections au sein d’établissements carcéraux ou hospitaliers, évènements dans des foyers pour personnes migrantes, billets suspendus : le FIFDH fait du cinéma un outil pédagogique, thérapeutique et d’intégration.

Depuis sa première édition en 2003, le FIFDH donne la parole à des cinéastes, expert·es et témoins de violations faites aux droits humains. De nombreuses personnes victimes de discrimination y ont trouvé une plateforme unique qui amplifie leur voix et fait résonner leur message.

Dès 2015, le Festival s’est engagé afin que toutes et tous puissent participer à ces rencontres uniques, quelle que soit leur situation sociale, économique ou physique. Le FIFDH multiplie les actions afin d’accueillir ou d’aller à la rencontre de publics toujours plus larges et plus nombreux.

 

Nos projets pour tous les publics

Véritable outil vers un changement positif, chaque programme est spécialement conçu pour le public particulier auquel il s’adresse en tenant compte des éventuelles fragilités ou traumatismes des participant·es :

En sa qualité d’espace public, l’hôpital accueille la culture au même titre que d’autres besoins fondamentaux. Des interventions et des projections sont organisées au sein de divers services des Hôpitaux Universitaires de Genève.

 

  • Hôpital Beau Séjour
  • Hôpital de psychiatrie de Belle-Idée
  • Centre Otium

Des projections et des rencontres ont lieu à l’intention des patient·es ayant subi des accidents lourds et nécessitant des traitements de réhabilitation, en psychiatrie et au sein de l’espace d’accompagnement pour les personnes atteintes de cancer et leurs proches.

Un autre regard est porté sur soi et la maladie en favorisant les échanges avec toutes les personnes présentes lors des projections. Ces projections sont entièrement gratuites et sont ouvertes à tous : patient·es, personnel soignant, accompagnant·es et familles, mais aussi au grand public.

 

  • Service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent

Cet atelier pédagogique est destiné aux jeunes de l’Hôpital de jour (HUG), qui accueille des mineur·es souffrant de difficultés psychologiques mais vivant chez eux ou en foyer, aux jeunes de l’Unité de crise Malatavie, en situation de détresse après une crise suicidaire, ainsi qu’au Salève.

Les participant·es sont constitués en jury, visionnent plusieurs films en présence des réalisateur·rices ou protagonistes des films puis remettent le Prix Artopie au meilleur film annoncé lors de la cérémonie de clôture.

En prenant la parole en public, en exprimant leur point de vue sous la forme de débats et en se confrontant aux autres, ces jeunes jurys reprennent confiance en leurs capacités et interactions sociales.

Ces ateliers sont réservés aux participant·es des unités concernées et aux équipes soignantes qui les accompagnent.

 

En association avec Regards Neufs (association pour l’accès à la culture cinématographique aux personnes déficientes visuelles ou auditives), le FIFDH propose une expérience de cinéma en audiodescription pour les personnes aveugles et malvoyantes, et avec sous-titres pour personnes sourdes et malentendantes, suivie d’une discussion traduite en langage des signes.

Ces séances permettent de rendre le FIFDH accessible aux personnes souffrant d’un handicap de la vue ou auditif et de mélanger les publics en favorisant les rencontres.

En collaboration avec l’Office cantonal de la détention, des hommes et femmes privées de liberté dans les établissements de la Brenaz, de Champ-Dollon et des mineurs à la Clairière participent pleinement aux éditions du festival. Constitués en jury, ils et elles assistent à des projections qui se déroulent dans les établissements en présence d’invité·es et remettent un prix au meilleur film qui sera annoncé lors de la cérémonie de clôture.

Ce programme est conçu comme un atelier pédagogique mettant en lumière les capacités analytiques, d’écoutes et de prise de parole en public. Le programme est réservé aux participant·es et au personnel de l’Office cantonal de la détention.

En collaboration avec tous les centres d’hébergement collectifs (CHC) pour personnes migrantes du Grand Genève, le FIFDH organise des projections - évènements au sein des structures pouvant accueillir du public.

Dans la mesure ou certains centres ne bénéficient pas d’un lieu adéquat pour une projection, des transports sont organisés jusqu'au lieu central du festival ou vers d'autres lieux de projection.

Ces initiatives permettent de faire des centres d’accueil des acteurs à part entière de la vie locale, en créant des liens entre les personnes migrantes et la population locale à l'occasion d’un événement culturel et convivial.

Le FIFDH collabore activement avec les « Club des aîné·es » des différentes communes genevoises. Le Festival organise notamment une projection suivie d'un débat avec le Club des aîné·es de Meyrin. Une occasion de se retrouver ensemble autour d’un film et d’un débat et de rompre l’isolement dont souffrent certains ainé·es.

Le FIFDH a mis en place un système de billets suspendus. Il permet d’offrir un accès aux séances du FIFDH aux personnes en situation de précarité. Plus d’une centaine d’entrées sont achetées par nos partenaires et mis à disposition des personnes précaires par le biais d’associations locales.

Le Festival collabore également avec le Centre d'action sociale de l’Hospice général et organise chaque année une séance spéciale dédiée aux bénéficiaires de l’aide sociale et aux collaborateur·trices de l’Hospice général. Ces séances permettent de réels échanges entre bénéficiaires et professionnel·les de l’action sociale.

Contact

Claudia Dessolis
Responsable des programmes de médiation culturelle
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